« Soyez les bienvenus ! »

C’est parti pour : la récupération des vélos, la traversée du détroit de Gibraltar, puis le passage de la frontière et enfin les premiers kilomètres en vélo au Maroc. Un grand saut et une riche journée en perspective !

Le mercredi 17 mai :

de La linea de la Conception (Espagne) à Mdiq (Maroc).

La traversée en ferry

Récupération des vélos chez Alexandra (un grand merci à elle pour ce gardiennage super sympa) puis passage express à La Poste pour renvoyer un sac de 5kg d’affaires pas super utiles (ça permettra de transporter une réserve d’eau un peu plus grande au Maroc…)

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Lino nous dégotte un taxi !

Embarquement à 16h00 pour une heure de traversée vers Ceuta, enclave espagnole au Maroc. On rentre dans le bateau par le bas, avec les quelques voitures qui font la traversée ce jour là. Les autres passagers sont estomaqués par notre pancarte, notre trajet et surtout le fait qu’Antonin roule presque tout seul. Comme à chaque fois qu’on l’explique ! Ils nous mettent aussi en garde sur les routes marocaines et leurs camions…
On quitte le port d’Algésiras en observant tous les cargos et les containers en train d’être chargés ou déchargés. C’est impressionnant comme le port est grand !
Moins d’une heure plus tard, nous voilà déjà à Ceuta, sur le continent africain. Youpi !

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Attente pensive…

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Entrée dans les entrailles du navire

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Ouverture des portes : grand moment si attendu … et quelque peu redouté !

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On se lance gaiement !

La frontière

C’est encore l’Espagne, mais on a du mal à le croire, parce que cela ressemble déjà pas mal au Maroc ! Dernières courses européennes avant la frontière et hop, on s’y jette. Des files ininterrompues de voitures, des gens sur les trottoirs partout. Il est 17h00 et beaucoup de Marocains rentrent chez eux. Tout ce que les gens peuvent transporter à pied est sans frais de douane. Donc, ils ont tous des sacs, des paquets de couches ou de lessive, que les douaniers espagnols veulent inspecter.
Les douaniers ne sont pas tendres et n’hésitent pas à utiliser leur matraque  (sur les sacs mais quand même !!) pour que les gens restent sur le trottoir et rentrent en file indienne dans un espèce de tunnel grillagé qui mène de l’autre côté. Les enfants demandent « Mais Maman, pourquoi ils tapent les gens ? »…

De notre côté, on fait du gymkhana entre les files de voitures, puis un peu celles des piétons, puis à nouveau les voitures pour se frayer un passage jusqu’au poste frontière marocain. On remplit les formulaires, on donne nos passeports. Mais c’est sûr que les vélos et les enfants facilitent notre progression : au final, on attendra beaucoup moins que les voitures ! 3/4h ou 1h mais pas plus, remontée des files comprise. Et puis, avec le spectacle ambiant, on n’a pas vu le temps passer.
Et quelle facilité avec nos passeports français pour rentrer dans ce pays. Alors que dans l’autre sens, il est très difficile pour la plupart des marocains de rentrer sur le territoire européen. Ça fait toujours bizarre !

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Le front de mer de Ceuta

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Une échoppe de bord de plage

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Frontière à 1 km… kangoo en panne, bon courage !

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Piétons ou voitures : on sait plus trop où est notre place…

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Le goulot d’étranglement devant les forces de l’ordre espagnoles et leurs matraques

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Nous voilà au Maroc !

Premières impressions sur la route marocaine

Une fois au Maroc, nos premières missions sont de retirer des dirhams et d’acheter une carte SIM Maroc Telecom. C’est chose faite dès la ville frontière. Noémie a troqué son corsaire moulant pour le pantalon de rando et dès le lendemain,  sortira la chemise à manches longues (allez, je m’accorde de remonter la jambe droite jusqu’à mi-mollet pour éviter que cela frotte sur le pédalier et je retrousse parfois les manches jusqu’au coude, les jours de grande chaleur). Stéphane a quant à lui abandonné le short de VTT (trop touriste !) depuis plusieurs semaines déjà. On est donc parés !

Côté circulation, on a la chance de profiter d’une voie cyclable dès la première station balnéaire marocaine. En plus, nous sommes largement applaudis et félicités par les Marocains aux sourires éclatants. Ils sortent les pouces, crient des bravos et nous prennent en photos ! Un automobiliste s’arrête même sur la double voie pour discuter un peu avec nous et nous proposer son aide si besoin…

Et toujours, ces mots magiques,  mille fois entendus, mais toujours si chaleureux : « Soyez les bienvenus ! »

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On n’est pas aussi aérodynamiques…

Le premier bivouac

On fait quelques kilomètres, en espérant se trouver un coin tranquille pour planter la tente, un peu loin des regards et des tentes de migrants disséminées ici et là.
Les cigognes, que l’on avait déjà beaucoup vues avant Algésiras sont bien là sur les toits. Et certaines maisons abritent plusieurs nids, avec même des petits que l’on aperçoit d’en bas.
On demande à quelques unes de ces maisons si l’on peut camper, sans succès. Pour finir, à l’entrée d’un complexe touristique, on nous indique un parking en bord de plage. Celui-ci s’avère gardé, non seulement par son gardien habituel (qui vit d’ailleurs par là dans une cabane coincée entre 2 poteaux et 1 buisson) mais aussi par des soldats !

Habituellement, ce parking est fréquenté par les pêcheurs et les baigneurs en journée. Mais à cette époque de l’année, il n’y a personne à part des chats !
Nous donnons nos noms aux soldats, notés sur un bout de papier, rapidement rangé dans le pare-soleil de la fourgonnette  (à quoi cela peut-il bien servir ???). Et le gardien, qui parle plutôt bien français, choisit avec Stéphane l’endroit où nous pouvons planter la tente.

Les soldats nous protègent ! Les chats gardent à peu près leur distance sous les « Ouste ! » de Lino. On va pouvoir savourer notre premier bivouac marocain, tout près de la plage !
C’est sans compter sur le changement de patrouille vers 23h00 et la volonté du nouvel arrivant de nous faire déplacer la tente sous le lampadaire, un peu plus près de leur camionnette.  Sinon, il ne peut pas bien nous protéger !?. Premières longues palabres  (les enfants dorment déjà, on ne peut planter que sur du sol mou et depréférence pas trop sale, on a attaché les vélos, etc…), et il finit par capituler. Ok, ils feront des rondes pour surveiller notre tente, des soit-disant voleurs qui peuvent surgir des fourrés !?
On n’en a pas vu, ni entendu, un de la nuit. Les militaires non plus, d’après ce qu’on a compris le lendemain matin !

Épisode étrange, mais on n’a pas non plus tout compris, dans un mélange d’arabe et de francais, qu’il nous faudra apprendre à apprivoiser…

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Les cigognes choisissent de super spots

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Le bivouac,  tranquille au petit matin malgré les terribles fourrés derrière !

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Fin de mission bien méritée pour notre surveillant zélé

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Notre caravane en bord de plage

8 commentaires

  1. Déjà au Maroc !!! tous ces tours de pédales ! vous méritez bien « la bienvenue » au pays ! bravo à tous les 4.Toujours aussi belles vos photos et vous êtes radieux ! Bises de sophie

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    1. Coucou. On se rapproche du but, c’est sûr ! Y’a aussi des photos où on est moins radieux et plus transpirant, surtout ces jours-ci. Mais on rejoint les hautes montagnes pour avoir moins chaud.
      Bises et à bientôt
      Noémie

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