La bella Antequera : gros coup de cœur… et petit coup de gueule !

Du mardi 2 mai au dimanche 7 mai :

Apres « la pause » de Grenade, on reprend la route vers l’Est pour rejoindre la ville d’Antequera, qui sera, jusqu’à ce jour, le coup de cœur de notre voyage : une ville paisible, à taille humaine, un riche patrimoine culturel et entourée de jolis sites naturels.

Nous rejoignons donc Antequera en 2 jours, après 2 bivouacs sympas dans des champs d’oliviers et par la route la moins escarpée (il y a quand même quelques belles bosses !). On se méfie maintenant !

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Même si l’entrée de la ville se fait par une horrible zone industrielle et une double voie incontournable, cette ville nous ravit.

Les dolmens

On débute par la visite des dolmens. Le site contient 2 dolmens dont l’un est la plus importante construction mégalithique d’Europe. Impressionnant et mystique : Noémie y mesure un niveau énergétique jamais rencontré à ce jour !

Si le coeur vous en dit, une chouette vidéo expliquant sa construction sur YouTube  (en espagnol).

Les dolmens d’Antequera ont été classés au patrimoine mondial par l’UNESCO, en 2016. Et ce, en raison notamment de l’orientation des dolmens, qui possède une particularité unique : elle n’est pas liée au soleil mais aux éléments majeurs du paysage environnant, les deux superbes montagnes : la Peña de los Enamorados (la légende de ce rocher en forme de visage sur Wikipedia : ici) et El Torcal (voir plus bas)

Et c’est là, le coup de gueule de Stéphane (déformation professionnelle ici aussi, après l’indignation de Noémie sur les rivières-poubelles…) !

Comment les hommes dit « modernes » ont-ils pu à ce point bafouer cette belle perspective, vénérée par leurs plus lointains ancêtres ? Autoroute, rocade, zone industrielle, ligne de train, puis toute nouvelle ligne TGV et point d’orgue : un centre d’interprétation à l’abandon au premier plan (« falta dineros » encore…). Et tout ça, bien sûr, pile dans l’alignement du dolmen avec la montagne des amoureux, choisie comme axe monumental par les hommes du Néolithique ! Outrage lent et silencieux sûrement,  mais manque de respect flagrant de notre société pour ce site, par ailleurs si touchant…

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Le dolmen de Menga : le plus grand

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Construit avec des mégalithes d’une impressionnante

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Quelques inscriptions sur certains

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Le rocher des amoureux (avec sa forme de visage allongé)

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Et les horribles constructions tout autour…

Les pâtisseries des « nonnes invisibles »

La ville contient des dizaines d’églises et de bâtiments religieux. L’un des couvents est ainsi réputé comme étant la meilleure pâtisserie de la ville ! On va tester ça.

Dans le hall d’entrée, seulement une petite vitrine, avec les prix et certains exemplaires de gâteaux emballés, tout ça au milieu des livres religieux. Mais personne ! Il faut sonner. On tente notre chance en commandant à travers un tourniquet en bois. Une voix prend alors la commande et quelques minutes plus tard, le tourniquet s’active et un sac plastique contient  nos gâteaux. On dépose à notre tour notre monnaie pour payer l’addition. Mais on ne verra jamais la nonne qui assure ce service si discret !

Les gâteaux étaient très bon, c’est vrai ! Dommage d’ailleurs, que l’un des sacs ait disparu, le soir au camping, probablement subtilisé par un renard encore plus gourmand que nous !

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L’Alcazaba

C’est l’ancienne forteresse musulmane, reprise par les espagnols au XVè siècle. Elle domine la ville et permet d’admirer aussi les splendides montagnes alentour, dont le rocher des amoureux que nous avons longé en vélo hier et le Torcal où nous irons demain.
On en fait la visite, audioguide à l’oreille. Encore un bon cours d’histoire pour nous 4 !

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El Torcal

Nous avons contacté Damian par Warmshowers : il est natif d’Antequera et travaille comme accompagnateur en montagne le week-end (ce n’est pas le premier Espagnol que l’on rencontre, qui exerce plusieurs métiers…). Son emploi du temps ne lui permet pas de nous accueillir. En revanche, il monte au Torcal le samedi matin tôt et propose de nous embarquer depuis le camping. De son côté, il encadre un groupe de randonneurs pour un exposé sur la géologie si particulière de ce site.

Du nôtre, on fait le tour du site à notre rythme pour découvrir ce plateau karstique très découpé, où on peut imaginer plein de formes au milieu des rochers. Nous observerons aussi un groupe de jeunes bouquetins pendant un long moment.
On est presque seuls à 9h00, alors que les dernières brumes se dispersent donnant un caractère magique au lieu. Gros contraste à 14h 00, quand nous redescendons : les bus ne cessent d’affluer depuis Malaga qui n’est qu’à 40 km et que l’on voit au loin.
On n’est pas encore au Maroc, mais pour la première fois, on voit la mer !!

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2 commentaires

  1. Question : est-ce que les écolos de l’époque on trouvé ça scandaleux de faire ce gros pavé de pierre en plein milieu de ce site alors magnifique (le bétonnage il y a 5000 an ? 😉

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  2. Effectivement, prenons un peu de recul…. Peut-être que dans 2000 ans des gars seront en extase devant le génie créatif à l’œuvre dans la conception des zones industrielles contemporaines…🙃

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