Du 30 avril au 2 mai :
Après les belles montagnes de la Sierra Nevada, on rejoint une des trois grandes villes Andalouses pour quelques jours de repos de visites effrénées…
Grenade une ville charmante, au pied de la montagne et à deux pas de la mer : on peut y skier le matin et se baigner l’après-midi !
Comme le temps est toujours à la pluie, nous décidons de rejoindre Grenade en bus. Il nous pose à l’entrée de la ville, d’où nous renfourchons les vélos pour rejoindre la confortable maison de Jurgen (notre nouvel hôte Warmshowers).
Lino fête aujourd’hui ses 4 ans et demi, et choisit ce grand jour pour se transformer lui aussi en véritable cycliste. « Tu me tiens tout le temps, d’accord ? » dit-il, alors que nous avons lâché sa selle depuis belle lurette. Quand il s’en rend compte, il rigole et continue à pédaler, trop fier de lui !! Bravo Lino !

C’est parti !
Jurgen est hollandais. Il vit depuis 5 ans à Grenade et a voyagé à vélo autour du monde pendant 5 ans (!) avec sa femme entre 2001 et 2006. On passera de bonnes soirées à rigoler de leurs aventures exotiques (comme toutes les rencontres avec des animaux : depuis l’éléphant qui vient roder autour de la tente une nuit en Afrique jusqu’aux termites qui dévorent le tapis de sol en Amérique du Sud).
Une fois de plus, notre hôte nous offre un très grand confort : deux chambres, salle de bain privée, grand jardin et piscine, qui contraste bien avec nos nuits humides en bivouac sauvage !

Merci Jurgen pour ces bons moments…
Nous resterons 3 soirs, ce qu’il faut pour avoir 2 jours pleins (bien pleins même !) à Grenade. C’est même bien peu pour cette belle ville !
Nous avions vendu à Antonin 3 jours de repos à Grenade. En fait, Jurgen habite à 12km du centre de la ville. C’est tout plat mais quand même. L’aller-retour en vélo puis la visite de la ville qui, elle, est loin d’être plate, cela fait déjà une sacrée journée !
Comme le raconte Antonin dans un article, nous commençons la visite de la ville de façon assez incongrue : une demi journée « enfants » au Parque de las Ciencas.
On en ressort les derniers pour nous ruer dans un restaurant du centre. Mais à 16h00 un dimanche, les terrasses sont pleines à craquer. Aussi incroyable que cela puisse être ! En fait, les espagnols semblent passer leur temps sur les terrasses ! Quelle que soit l’heure du jour (ou de la nuit, probablement), il y a du monde. Mais le dimanche après-midi à Grenade, cela bat tous les records !
Le lendemain en fin de matinée, nous serons de retour pour monter à l’Alhambra et visiter le quartier tranquille qui lui fait face : l’Albaicín.
Autant il y avait du monde dimanche dans les rues de la ville, autant l’Alhambra est une véritable fourmillère internationale ! Avec les étés très chauds, le printemps semble être ici la période de haute affluence. On fera l’impasse sur la visite de l’intérieur de l’Alhambra (un peu frustrant bien sûr, mais système de tickets compliqués à anticiper et heures de queue biens longues avec les enfants…). L’accès aux sites annexes offre déjà un chouette aperçu et permet d’apprécier cette imbrication des cultures, si particulière dans cette région d’Espagne. On assiste également à quelques scènes cocasses, comme cette messe donnée en japonais (ou peut-être coréen, va savoir…) dans la grande église de l’Alhambra.
Pause bien méritée avec les « churros con chocolate », promis pour le retour sur la Plaza Nueva où nous avons laissé les vélos. Les garçons vont même commander tous seuls (en espagnol ?) leur supplement de churros !


Après ce goûter traditionnel, nous abordons l’Albaicín. Lino trouve l’énergie nécessaire pour gravir les pentes parce qu’on y trouvera peut être des raisins secs. Eh oui ! C’est sa nourriture de base, ici comme à la maison ! Belle ruse de son papa, non ? (Chose promise, chose due : on en trouvera effectivement dans le souk en redescendant ).
La vue de la place San Nicolas est à tomber ! Même si l’endroit est noir de monde et que le soleil n’est pas encore complètement au couchant. Magnifique !!
On y reste jusqu’à assez tard. Mais un peu avant 20h00 on lève le camp, on a encore nos 12km de vélo retour pour rentrer !

Nos voisins anglais s’offrent une pause, eux aussi, avant d’aller admirer le point de vue !

Majestueux !

Avec les neiges de la Sierra Nevada pour décor
Moins glamour que l’Alhambra, la station d’épuration de Grenade est située le long du Rio Genil que nous suivons pour rentrer chez Jurgen. Le rejet de la station se fait dans cette rivière. A moins que ce ne soit son unique source » d’eau « …
Nous suivrons cette rivière lorsque nous quitterons la ville le lendemain. Je reste effarée par la couleur de l’eau, sa puanteur, la mousse digne des plus belles pollutions. Bref, je n’ai même pas cherché à savoir s’il y avait une quelconque vie aquatique. Ce serait juste suicidaire d’essayer de vivre là dedans.
Bravo à Lino le 4ème cycliste !
Magnifiques vos photos, vous nous faites rêver ! (heureusement tu nous as epargné une photo de la step de Grenade… merci Noémie.
Bises à vous 4
Sophie
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Coucou. Ton premier commentaire ne nous est jamais parvenu. Par contre j’ai bien eu ton mail. Merci pour ces encouragements et cette lecture assidue ! Bises
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Bravo Lino, à 4 ans et demi, tu es le roi du vélo !
Et Antonin, tu as les plus belles moustaches d’Espagne !
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Encore de belles photos!!!
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