Avant de traverser le détroit pour le Maroc, on repose nos jambes pendant quelques jours à Tarifa, puis à Gibraltar. Au programme : observation des dauphins, plage et farniente, puis découverte du rocher de Gibraltar, et de ce bout de pays si particulier…
Rappel : Vous pouvez toujours suivre notre progression journalière sur le site TravelMap : ici.
Du samedi 13 mai au mardi 16 mai :
Tarifa
Nous resterons 3 jours à Tarifa, histoire de bien profiter du lieu, de la plage bondée le dimanche après-midi, et de l’ambiance fort ventée les jours suivants.

Les montagnes marocaines…

Tous bien contents d’être arrivés ici

Un petit selfie pour fêter ça !

Coucher de soleil sur la côte atlantique
Le dimanche matin, lendemain de notre arrivée, nous prenons un bateau pour aller observer dauphins et baleines dans le détroit de Gibraltar. Ce tourisme d’observation des cétacés est en effet une des attractions du coin (après les sports de glisse, omniprésents bien entendu).
Après un petit briefing (français, anglais, allemand : y’en a pour tous les goûts), nous embarquons et traversons à grande vitesse le détroit quasiment jusqu’aux côtes marocaines. Beaucoup de cargos (300 traversent le détroit chaque jour) mais pas un seul mammifère marin pendant la traversée… On remonte un peu côté Méditerranée. Et là, tout à coup, un groupe de globicéphales noirs à tribord. Puis des grands dauphins et d’autres groupes de globicéphales. On verra même un petit nager à côté de sa mère. Bref, de quoi en prendre plein les yeux, même si on ne verra pas les grands cachalots qui vivent pourtant dans le coin.
Lino, un peu brassé par le roulis du bateau quasiment à l’arrêt pour l’observation des dauphins n’est pas mécontent quand le bateau reprend sa route vers Tarifa !

Le phare de l’île de Tarifa

Puis une famille de grands dauphins

Et un dernier groupe de globicéphales

Vivement le retour au port pour Lino !
L’après-midi, nous allons à la plage et les garçons profitent du grand soleil, du sable, et de l’eau plutôt bonne.

Lundi, le vent se lève comme prévu, et l’ambiance à la plage n’est plus la même. On est bien contents de ne pas avoir à affronter ce vent sur nos vélos ! A la place, on fait des tests comparatifs des diverses pâtisseries de la ville, on fait un tour au marché, et même une pause shopping pour les garçons dans un des multiples surf shops de la ville.
Gibraltar
Mardi midi, on lève le camp, direction Gibraltar. Le rocher est à portée de main mais il faut faire tout le tour de la baie en bus, via la multitude de voies rapides. Là aussi, c’est chouette d’être en bus plutôt qu’à vélo.

Ca souffle fort sur le détroit

Scène à un arrêt de bus : on est bien en Andalousie !
On a trouvé un petit hôtel juste à la frontière espagnole à La Linea de la Conception. Côté Gibraltar, il y a en effet peu de choix et les prix sont exorbitants. On y pose nos affaires avant de repartir à la découverte d’un nouveau pays, d’une nouvelle langue et d’une nouvelle monnaie ! Les enfants sont trop contents de toutes ces nouveautés !
On commence par passer les douanes espagnoles et britanniques, puis on patiente sagement devant la barrière en attendant l’atterrissage d’un avion. Eh oui, pour rentrer à Gibraltar, pas le choix : il faut traverser la piste d’atterrissage. Et donc, piétons et véhicules sont à l’arrêt quelques minutes pendant chaque atterrissage et décollage.
Deux options pour visiter le rocher : soit le télécabine, soit un tour en taxi. Après débat, les garçons choisissent le taxi. Pas facile d’en dégotter un à cette heure tardive, car ils sont tous bookés pour raccompagner une horde de croisiéristes à leur paquebot. On réussi néanmoins à en trouver un, qui s’avèrera super sympa et très intéressant dans ses explications sur Gibraltar et notamment sur les aspects historiques et politiques : il nous apprend par exemple que de 1968 à 1985, la frontière terrestre avec l’Espagne était fermée (décision de Franco). Seule solution pour aller visiter de la famille en Espagne : prendre un avion vers l’Angleterre, ou un ferry vers le Maroc puis retour vers l’Espagne…
Ainsi nous partons joyeusement à la découverte du rocher. Premier stop pour visiter la grotte de Saint Michel, immense cavité karstique, où l’on rencontre les premiers singes. Ils sont postés devant les snacks prêts à chipper une glace ou un biscuit qui seraient brandis devant eux. Le chauffeur du taxi nous avertit à plusieurs reprises sur le comportement à avoir : ne pas essayer de les toucher (même s’ils sont à porter de caresse), ne pas sortir de nourriture, voire même laisser les sacs dans la voiture…
La route étroite réservée aux taxis et aux militaires nous permet d’aller jusqu’au sommet du rocher, près de l’endroit où les singes sont nourris en début de journée. Les nourrir permet en effet de limiter leur intrusion dans la ville.
Les singes sautent sur le rétroviseur du taxi puis sur le capot et sur le toit pour la plus grande joie des occupants de la voiture, petits et grands.
Avec quelques graines cachées dans ses poches (chut ! C’est strictement interdit de nourrir les singes) notre guide en dompte facilement quelques uns et les mènent jusque sur l’épaule de Stéphane ou la tête d’Antonin. Génial !
On finit le tour par la visite des souterrains creusés dans le rocher pendant le grand siège à la fin du 18è siècle. Les Espagnols étaient hors de portée de tir des canons anglais et ceux-ci ont eu l’idée de creuser des immenses galeries dans le rocher pour tirer plus facilement sur la ligne ennemie. Impressionnant !
(Pour Papi Christian : On peut cliquer sur les photos pour les faire défiler)
On flâne un moment à la marina en fin de journée, avant de se séparer pour le repas du soir : Antonin tient à manger un dernier repas de tapas, alors que Lino préfère un bon hamburguer frites dans le pub de la marina : Stéphane rejoint donc l’Espagne avec Antonin et Noémie reste en territoire britanique avec Lino : ça sera sûrement la seule fois du voyage où l’on mangera dans des pays différents !

Allez en selle : il est temps de retrouver nos vélos pour franchir une autre frontière…